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Médecin, il fait ses tournées à vélo

Koen est médecin et cycliste au quotidien. Lorsqu'il était à l'université à Gand, il faisait déjà tous ses déplacements à vélo. Quand il s'est installé à Bruxelles début des années 80, il s'est acheté une voiture. Mais rapidement il a commencé à faire ses visites à vélo car il est beaucoup plus facile de se déplacer dans le centre à vélo qu'en voiture.

« Je ne perds pas de temps »

Aujourd'hui, il fait tout à vélo : de son domicile à Schaerbeek jusqu'à son cabinet dans le centre ainsi que les visites. « Avant, je pouvais mettre trois quarts d'heure pour aller dans le centre. Maintenant, je mets entre 12 et 15 minutes. L'avantage du vélo est de savoir qu'on sera en x minutes du point A au point B », souligne Koen. « Et puis je ne perds pas de temps à trouver une place de parking quand je vais voir des patients », poursuit-il.

Pour ses visites, il ne fait jamais plus de 10 kilomètres par jour. « J'ai un patient qui habite à Ganshoren mais sinon tous les autres sont situés dans un rayon de 3 à 4 kilomètres du cabinet. C'est facile », note-t-il.

Ses patients le connaissent bien et ne s'étonnent pas de le voir arriver sur son vélo pliable. « Au début, ils disaient : vous êtes un vrai médecin ? Aujourd'hui ils sont habitués. Même s'il pleut ou s'il fait froid, je roule. J'ai tout l'équipement nécessaire. Mais cela n'arrive pas souvent que je roule sous la pluie », confie-t-il.

Pour transporter son matériel, il a un sac à dos plein de poches qui lui permet de tout ranger de manière ordonnée et facile d'accès.

« Le défi est de le faire bien »

Pour lui, le vélo permet d'être « davantage en contact avec la nature et les saisons. Je ne me plains pas d'avoir opté pour le vélo. Le défi est de le faire bien : il faut trouver les routes les plus confortables ou celles qui contiennent le moins de feux rouges par exemple. Je choisis mes itinéraires en fonction des montées, de la densité du trafic et des heures de la journée. C'est un vrai sport de voir les rues qui montent ou pas. Quand on ne doit pas pousser, on ne voit pas cela ». Quand il va à Flagey, il passe par la vallée : « c'est un vrai plaisir ! ».

« A vélo, on a la liberté de choisir les rues par lesquelles on passe. Il y a peu de rues dans lesquelles on ne peut pas rouler », déclare-t-il.

« Rester actif »

Et puis le vélo permet de rester actif. « Mes patients disent que je reste jeune grâce au vélo », sourit-il.

Parmi ses patients, justement, il y en a un certain nombre qui roulent à vélo. Mais plutôt les jeunes. « Certains ont 3 à 4 vélos. D'autres emmènent leurs enfants dans des charettes », raconte-t-il. Ses patients plus âgés par contre se déplacent plutôt à pied ou en transports en commun. « Les personnes âgées ne vont plus passer au vélo car elles pensent que c'est dangereux et puis elles ont des pertes d'équilibre », ajoute-t-il.

Dans le centre ville, il y a aussi « peu de place dans les habitations pour mettre les vélos », observe-t-il. Lui a la chance d'avoir un garage pour stocker le vélo de sa femme qui va également au travail à vélo et ceux de ses deux filles.

Un article de Violaine Jadoul

Photos par Gilles Bolland